Choisir la clôture idéale selon vos besoins et usages

Oubliez les fausses promesses et les grandes envolées marketing : la clôture à mailles losangées s’est taillé une place de choix en Allemagne, non pas pour son prestige, mais pour son efficacité et sa simplicité. D’un montage rapide à un coût qui ne fait pas grimacer, elle s’impose sur les terrains vastes comme sur les petits espaces. Si le vert traditionnel domine encore, l’anthracite séduit de plus en plus. C’est le moment de regarder de près ce que ce type de clôture offre, ses atouts, ses usages possibles, les étapes de sa mise en œuvre et les points de vigilance à ne pas négliger.

Quelle conception de clôture pour quelle caractéristique ?

La clôture de jardin, c’est un peu la carte de visite de votre parcelle. Elle pose la limite, dessine l’espace, parfois juste pour rappeler où commence et où s’arrête votre univers. Mais attention à ne pas céder à la tentation du prix plancher : qui dit bas coût dit souvent durée de vie sacrifiée. Face à des systèmes de clôture plus onéreux, miser sur des modèles haut de gamme se révèle souvent payant. La robustesse du treillis se constate surtout lors de la mise en tension : un fil de qualité supérieure résiste, ne plie pas au moindre effort. Un revêtement plastique anti-intempéries protège le métal, évite rouille et détérioration précoce. À l’inverse, un modèle sans protection se ternit vite, victime du temps qui passe. Investir dans une clôture durable, facile à vivre, c’est s’assurer une tranquillité d’esprit sur la durée.

Avantages et inconvénients des clôtures à maillons de chaîne

Ce type de clôture coche de nombreuses cases : polyvalente, solide, résistante et demandant peu d’entretien. Son installation reste à la portée de chacun, sans avoir besoin d’être du métier. Un autre point fort : elle occupe peu de place au sol, contrairement à d’autres modèles dotés de gros poteaux. Niveau budget, difficile de faire mieux : le rapport qualité-prix permet de sécuriser des espaces importants sans exploser les dépenses, là où le bois, le plastique ou le métal coûtent bien plus cher.

La maille, translucide par nature, s’accorde à merveille avec une végétation de part et d’autre : arbustes, haies, tout est possible pour rendre la clôture presque invisible dans le paysage. Si vous souhaitez la masquer sous un écrin de verdure, il suffit d’anticiper dès la conception : hauteur du treillis et choix des plantations doivent aller de pair pour un rendu harmonieux.

Un bémol cependant : seules certaines espèces végétales s’épanouissent vraiment en couvrant la clôture densément. Adopter une maille plus serrée peut aider. Pour une occultation permanente, privilégiez des plantes persistantes et rustiques, comme le lierre. Sans cela, votre clôture redeviendra visible une fois la mauvaise saison arrivée.

Comment planifier une clôture à mailles losangées ?

Avant de vous lancer dans la construction d’une clôture à mailles losangées, il vaut mieux poser les bases. À quoi servira-t-elle ? Simple limite, barrière pour enfants ou animaux, séparation visuelle dans le jardin ? En répondant à ces questions, vous orientez votre projet. Pour une zone simplement délimitée, le choix d’une couleur anthracite peut convenir. Si la clôture est destinée à être cachée par la végétation, opter pour le vert permet de fondre la structure dans le décor au fil du temps.

Particulièrement adapté aux animaux

Si la famille compte des compagnons à quatre pattes qu’il ne faut pas voir filer, misez sur un maillage serré et une hauteur accrue (au-dessus de 100-120 cm). Vous pouvez également enterrer le bas du treillis pour décourager toute tentative de fuite souterraine. Attention toutefois : en bordure de pelouse, des brins d’herbe risquent de s’insinuer dans la maille, rendant le nettoyage laborieux. Le coupe-bordure est à proscrire pour ne pas abîmer le grillage ; mieux vaut border la clôture de chaque côté avec des pierres et remplir l’intervalle de graviers décoratifs.

Existe-t-il une régulation de la hauteur de la clôture à mailles losangées dans votre communauté

Prendre un peu de marge sur la hauteur peut éviter bien des regrets dans quelques années. Mais avant tout achat, vérifiez les règles locales. Les normes sur la hauteur et l’emplacement des clôtures varient d’une commune à l’autre. Consultez les textes municipaux, demandez si besoin une autorisation spécifique.

Une dispute de quartier est inévitable

Installer une clôture mitoyenne ? Mieux vaut associer le voisin dès le départ. Vous limitez les tensions et, bonus, partagez éventuellement la note. L’emplacement précis mérite aussi réflexion : terrain plat ou en pente, chaque configuration a ses contraintes et peut influencer la pose et le rendu final.

Construire une clôture en maillon de chaîne : définir l’historique et calculer la quantité

Une fois le tracé et le type de clôture décidés, il est temps de passer à l’action : mesurez précisément le parcours pour déterminer la quantité de treillis, de poteaux, de jambes de force et des accessoires nécessaires. Un mètre ruban ou un cordeau sont vos alliés. Pour les angles, le cordeau s’avère particulièrement utile. Respectez les distances réglementaires avec la limite de propriété, ajoutez un mètre de marge à la longueur totale pour ne pas être pris de court.

Comment pouvez-vous poser les poteaux de clôture ?

Deux options existent pour installer les poteaux : scellement dans le béton ou fixation avec des manchons de sol à frapper. Voici comment procéder dans chaque cas.

Mettre l’accent sur les poteaux de clôture en béton

Pour une clôture particulièrement résistante, le scellement des poteaux dans le béton demeure la méthode la plus fiable. Elle offre une assise solide, à l’épreuve du temps, bien supérieure à la simple pose sur manchon. Pour bétonner vos poteaux, il vous faudra réunir les éléments suivants :

  • Bêche
  • Poteaux de clôture
  • Tubes de 50 cm (autant que de poteaux)
  • Ruban à mesurer
  • Niveau à bulle
  • Gravier grossier
  • Sable de gravier
  • Seau
  • Béton prêt à l’emploi à prise rapide
  • Agitateur
  • Eau

La pose classique consiste à creuser le sol à chaque emplacement de poteau, puis à les ancrer dans le béton.

Comment bétonner une clôture à mailles losangées ?

  1. Prévoir un tube d’environ 1 kg et de longueur adaptée pour chaque poteau
  2. Creuser un trou dans la terre à l’endroit voulu
  3. Positionner le tube et combler les abords avec la terre excavée
  4. Remplir la moitié du tube de gravier
  5. Ajuster et aligner le tube
  6. Compléter avec du sable de gravier autour du poteau
  7. Préparer le béton
  8. Verser le béton dans le tube et lisser à la truelle

En variante, il est possible de créer des fondations ponctuelles à l’aide des tubes. Le poteau n’est pas directement noyé dans le béton, mais repose sur du gravier au sein d’un tube. Un tube de 50 cm de long convient parfaitement. Placez-le bien vertical, comblez et tassez la terre autour, puis versez du gravier à l’intérieur. Cela facilite la gestion des différences de hauteur.

Le gros avantage : vous pouvez affiner la clôture à mailles losangées

Le poteau est ensuite inséré dans le tube, aligné, puis la moitié du tube (25 cm) est remplie de sable de gravier humidifié, ce qui donne déjà une bonne stabilité tout en permettant des ajustements. Répétez l’opération pour chaque poteau. Une fois le tout vérifié et aligné, remplissez jusqu’en haut avec du béton préparé selon les recommandations du fabricant. Lissez autour du poteau. Cette approche, contrairement au scellement direct, permet d’aligner l’ensemble de la clôture avant la prise du béton, puis de réaliser le coulage en une seule fois.

Construire une clôture à mailles losangées : c’est facile avec les manches inférieures

La pose sur manchons de sol à frapper va plus vite et ne nécessite pas de creuser. Prévoyez un gros marteau, un maillet en caoutchouc, un niveau à bulle, un mètre ruban, l’outil adapté et bien sûr les manchons. L’avantage ? L’eau de condensation s’évacue, limitant la corrosion.

Une fois le cheminement et les emplacements des poteaux définis, il suffit d’enfoncer les manchons à l’aide de l’outil prévu. Enfoncez-les progressivement, en contrôlant régulièrement la verticalité avec le niveau à bulle (insérez le poteau dans le manchon pour vérifier). Si le sol est trop compact, travaillez-le un peu avant. Une fois le manchon bien en place, positionnez les poteaux au maillet, sans brutalité.

Où et comment sont placées les entretoises de clôture ?

Les entretoises jouent un rôle clé dans la stabilité de la clôture à mailles losangées. Elles sont indispensables sur chaque début, fin, angle ou poteau de but. Sur de longues lignes droites, il faut en prévoir deux supplémentaires tous les 20 à 25 mètres environ pour garantir la solidité. Leur installation nécessite des pinces et des plaques de renfort. Les plaques se fixent aux manchons de sol à frapper, qui sont enfoncés jusqu’à 2 cm du sol, vissés, puis définitivement enfoncés.

Comment serrer correctement le fil de tension ?

Poteaux et entretoises posés, le plus gros du travail est fait. Vient alors la pose des fils de tension : fixez-les aux poteaux à l’aide des supports adaptés. Il en faut au moins trois, du premier au dernier poteau. Placez trois tendeurs à chaque poteau avec les pinces appropriées. Utilisez ensuite une clé à tendeur pour ajuster la tension. Les fils sont assez tendus lorsqu’ils bougent d’environ 2 cm.

Comment le treillis métallique est-il fixé ?

Pour bien fixer le treillis métallique aux extrémités, voici comment procéder : commencez par enfiler une tige de tension dans la première rangée du treillis. Accrochez ensuite cette tige, avec le treillis, sur les trois pinces de montage du premier poteau. Déroulez ensuite le treillis le long de la clôture et attachez-le au fil de tension avec du fil de liaison. Fixez bien les extrémités en haut et en bas, en ouvrant légèrement les boucles du treillis pour les rabattre autour du fil de tension.

Une fois le treillis déroulé, coupez-le à la bonne longueur. Passez une tige de tension dans la dernière rangée de mailles et fixez-la aussi aux trois pinces. Si la maille se détend, il suffit de retirer une tige de tension, de la glisser dans une nouvelle rangée, puis de la remettre en place pour retendre l’ensemble. En retirant les mailles excédentaires, vous obtenez une clôture nette et solide. Résultat : une barrière qui vous accompagnera pendant de longues années, fidèle au poste, sans faillir.